SEBASTIEN SCHULLER Heatwave

Sébastien Schuller Heatwave

Sep 15 • Lifestyle, Musique

Posé à Philadelphie depuis sept ans, Sébastien Schuller est de ceux qui prennent le temps qu’il faut. Le temps qu’il faut pour faire grandir des idées et voir un album prendre forme, calmement et proprement, sans aucune contrainte. Quatre années s’étaient écoulées entre la révélation « Happiness » (2005) et le génial « Evenfall » (2009). Cette fois ci c’est cinq ans après le dernier album que nous arrive le troisième opus intitulé « Heatwave » (sortie le 01 septembre).

 

SEBASTIEN SCHULLER Heatwave

 

On l’attendait, il est là. Alors, ça donne quoi ?

Après un tel été, je dirais que toute vague de chaleur est bienvenue, à plus forte raison quand elle est signée Mr Schuller. Le titre revendique une wave. New Wave sans doute. Cold wave peut être. Années 80. Nappes de claviers planantes. Une voix qui flotte de sa résonnance. Heatwave certainement, la « wave » griffée Sébastien Schuller.

C’est une électro pop envoutante que l’on découvre, qui nous ramène à l’électro des années passées. Sébastien Schuller a laissé ses influences murir, pénétrer ses compositions. Les années Visage, Dépêche Mode, O.M.D., Front 242 peut être, sont là. « Cold War » m’a fait songer à la bande son d’un film qui pourrait être futuriste, post apocalyptique et très mélancolique, à l’image de toute l’oeuvre de Sébastien Schuller.

On s’envole ensuite sur le très rythmé « Endless Summer ». Nous sommes là très clairement dans le vif des années 80. Comme une signature, la voix est toujours lointaine (presque trop), comme si elle planait sur la musique, comme celle d’un ange bienveillant. Je me suis vu marcher en ville la nuit, en écoutant « Nightlife » qui m’a fait penser aux lumières des enseignes, aux néons multicolores et glauques ruelles coupe gorge. L’intro m’a évoqué le « Nightcall » de Kavinsky.

Les sonorités synthé classiques des 80’s sont très présentes, tout comme ces nappes profondes qui peuvent emmener un morceau de bout en bout. Les boites à rythmes électroniques ont été préférées à un batteur, c’est un choix de l’auteur, probablement pour laisser le champ libre à son imagination.

En définitive, nous avons là un ensemble solennel, religieux parfois, et toujours homogène, alternant entre envolées planantes et pièces beaucoup plus rythmées, le tout dans l’ambiance sonore de la new wave des années 80, revendiquant mélancolie et remises en question. Le dancefloor n’est pas mis de côté et il est permis de bouger sur les titres les plus rythmés, ce qui rappellera à nos quarantenaires en puissance leurs lointaines meilleures années.

On pourrait imaginer une voix plus présente, plus en avant, et des rythmiques plus marquées. Je pense que votre musique, Sébastien, pourrait ainsi affimer une personnalité encore quelque peu contenue et qui ne demande qu’a crier tout ce qu’elle retient, et qui, j’ai l’impression, est très, très loin d’avoir tout dit. Cela n’est que mon avis bien entendu.

La mélancolie peut propulser une musique riche et puissante, vous nous l’avez démontré, et elle à droit, elle aussi après tout, à un vrai et fort caractère. Merci Mr Schuller. A très vite.

 

Heatwave Tracklist :

1. Silent

2. Cold War

3. Endless Summer

4. Nightlife

5. Memory Les Halles

6. Black Light

7. As We Sleep In A Japanese Garden

8. Disillusion

9. Regrets

10. Tropical Storm.

 

 

 

 

 

 

SEBASTIEN SCHULLER

URL

Style

Pays

Date création

http://sebastienschuller.com

Downtempo / Electro Pop

France

2002

 

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